En bref
- Quatre caméras pour filmer l'avant, l'arrière et les deux côtés de la voiture
- 3K à l'avant sur 170°, 1080p sur les trois autres ; la 4K impose de retirer les caméras latérales
- Écran tactile de 3,18 pouces, GPS intégré, carte de 128 Go dans la boîte
- Les trois modes de stationnement réclament un kit de câblage vendu à part
Présentation
Une dashcam classique ne voit que le pare-chocs de la voiture de devant. Or la portière enfoncée sur un parking, le rétroviseur arraché par un deux-roues ou le choc à l'arrière dans un bouchon arrivent par ailleurs. Le Botslab G980H répond à cette réalité en multipliant les points de vue : quatre caméras, une par face du véhicule.
La caméra avant enregistre en 3K sur un angle de 170°. L'arrière couvre 150° en 1080p, et chacun des deux côtés 120°, toujours en 1080p. Une définition 4K existe à l'avant, mais seulement si l'on renonce aux caméras latérales. L'ensemble se pilote depuis un écran tactile de 3,18 pouces, qui sert à régler les angles et à relire une séquence sur place. Le GPS est intégré, la carte de 128 Go est fournie, et trois modes surveillent la voiture à l'arrêt, dont un enregistrement en accéléré.
Pour qui c'est fait
Le G980H prend son sens pour une voiture qui dort dans la rue et circule en ville dense, là où les accrochages latéraux et arrière sont les plus fréquents. Les caméras de côté filment ce qu'une installation avant-arrière laisse hors champ.
Il suppose d'accepter une installation plus longue : quatre caméras, ce sont quatre câbles à cheminer dans l'habitacle et à dissimuler derrière les garnitures.
Points forts et limites
On aime
- Quatre angles couverts, avant, arrière et côtés
- 3K à l'avant, 1080p sur les trois autres
- Trois modes de surveillance au stationnement
- Carte de 128 Go fournie
- Écran tactile de relecture
À surveiller
- Installation nettement plus longue que sur une caméra unique
- Les trois modes de stationnement exigent un kit de câblage vendu à part
- Commande vocale en anglais uniquement
Définition, stockage et alimentation
L'installation se prépare avant de coller quoi que ce soit. Le boîtier avant se loge derrière le rétroviseur intérieur, où il ne gêne pas la vue, mais son support adhésif se repositionne mal : présentez-le, vérifiez l'angle sur l'écran de 3,18 pouces, puis seulement fixez-le. Les câbles de l'arrière et des côtés gagnent à passer derrière les garnitures de pavillon et de montants : un cheminement propre évite les faux contacts et les fils qui pendent.
La répartition des définitions est à lire avec lucidité. À l'avant, la 3K sur 170° vise à rendre lisible une plaque d'immatriculation, le seul test qui compte après un accrochage. Sur les trois autres caméras, le 1080p suffit à établir qui a touché qui ; il rendra une plaque moins nettement. La qualité de l'optique pèse aussi : une lentille polarisée contre les reflets du pare-brise fait parfois plus qu'une définition supérieure sur une optique médiocre.
Le stationnement est la raison d'être d'un système à quatre caméras, et c'est aussi là que se trouve le piège : les trois modes de surveillance ne fonctionnent qu'avec un kit de câblage vendu à part. Ce kit se branche en permanence sur le boîtier à fusibles et coupe l'alimentation avant de vider la batterie. Sans lui, la caméra filme en roulant sur la prise allume-cigare, et s'éteint avec le contact.
Quatre flux vidéo écrivent sur la même carte, en continu : c'est l'usage le plus dur qui soit pour une mémoire. La carte de 128 Go fournie évite d'en acheter une au départ ; au remplacement, choisissez un modèle prévu pour l'écriture continue, une carte ordinaire finissant par produire des fichiers illisibles. Reformatez-la tous les un ou deux mois, et relisez de temps en temps une séquence récente : une dashcam tombe en panne en silence.
Deux détails d'usage complètent le tableau. La commande vocale ne comprend que l'anglais. Et en été, un habitacle en plein soleil met la batterie ou le condensateur interne à rude épreuve : un pare-soleil limite l'échauffement.
Enfin, le cadre légal s'applique à quatre caméras comme à une seule. Filmer la route pour son usage personnel est admis ; publier les images sans flouter plaques et visages expose à des poursuites. En cas de litige, les vidéos restent un élément d'appréciation, pas une preuve automatique, et le GPS intégré permet de situer la scène.
Caractéristiques annoncées
Valeurs annoncées pour le Botslab G980H. La ligne « Résolution » mérite une seconde lecture : la 3K ne concerne que la caméra avant. Si la version vendue diffère, la fiche Amazon fait foi.
| Écran | 3,18 pouces |
|---|---|
| Résolution | 3K avant, 1080p sur les 3 autres |
| Angle de vue | 170° à l'avant |
| Stockage | Carte de 128 Go fournie |
Conseils d'achat
- Prévoyez le kit de câblage sur le boîtier à fusibles dans la même commande si la surveillance au stationnement est ce qui vous motive.
- Repérez à l'avance le trajet des câbles vers la lunette arrière et les deux côtés : c'est cette étape qui décide de la durée de l'installation.
- Choisissez la 4K à l'avant seulement si vous renoncez aux caméras latérales, qui sont l'intérêt du système.
- Comptez sur une commande vocale en anglais, ou sur l'écran tactile pour tout le reste.
Notre verdict
Le G980H se justifie par une question simple : d'où viennent les chocs que vous craignez ? Si c'est de l'arrière et des côtés, en ville ou au stationnement, ses quatre caméras filment ce qu'une dashcam avant ne verra jamais, avec une 3K à l'avant, un GPS et une carte de 128 Go fournis. Il faut en revanche consacrer du temps au câblage et ajouter un kit pour activer la surveillance à l'arrêt, sans lequel la voiture n'est plus filmée une fois le contact coupé.
Une caméra, deux ou quatre : notre guide Autoradios, dashcams & caméras aide à choisir la configuration selon l'endroit où la voiture passe ses nuits.



