En bref

  • Charge ventouse : 15,5 kg annoncés
  • Fixation : ventouse à vide, surface lisse
  • Son point distinctif : Ventouse à vide
  • À surveiller : le vendeur précise que le montage direct n'est possible que sur certaines surfaces, à lire avant d'acheter

Présentation

Lamicall combine deux choix peu répandus : une ventouse à vide, dont le vide se fait par un levier plutôt que par simple pression, et vingt-quatre aimants N55, une nuance supérieure aux N52 des concurrents de ce rayon. Le bras se plie sur deux axes et la base tourne sur 360 degrés, ce qui laisse beaucoup de latitude pour trouver l'angle. La marque signale elle-même une limite de montage dans ses puces, et il faut la lire avant de commander.

Pour qui c'est fait

Pour un pare-brise ou une surface lisse, quand aucune ailette d'aération ne convient.

Points forts et limites

On aime

  • Ventouse à vide, mise sous dépression par levier
  • 24 aimants N55 annoncés
  • Pliable sur deux axes, base rotative à 360°
  • S'installe sur toute surface lisse, pas seulement en voiture

À surveiller

  • Le vendeur précise que le montage direct n'est possible que sur certaines surfaces : à lire avant d'acheter
  • Exige un téléphone MagSafe ou un anneau magnétique
  • Une ventouse sur pare-brise entre dans le champ de vision

Format, faisceau et compatibilité

Une ventouse ne colle pas, elle crée une dépression, et cette distinction explique tous ses comportements. En pressant la membrane, on chasse l'air entre elle et la surface ; la pression atmosphérique extérieure, environ un kilogramme par centimètre carré, plaque alors la ventouse. La charge annoncée de 15,5 kilogrammes correspond donc à une surface de contact d'une quinzaine de centimètres carrés, ce qui est cohérent. Et la conséquence suit : une ventouse lâche quand l'air rentre, par un défaut de surface, une poussière, ou le durcissement du caoutchouc au froid, et non parce qu'elle se serait décollée.

Le froid est l'ennemi principal du système, et le mécanisme mérite d'être dit parce qu'il surprend au premier hiver. Le caoutchouc perd sa souplesse en descendant vers zéro degré : la membrane ne se conforme plus aux micro-irrégularités de la surface, l'étanchéité se dégrade, et l'air s'infiltre lentement. Un support posé un soir d'automne se retrouve au sol un matin de gel, souvent avec le téléphone. La pratique qui règle le problème est de reposer la ventouse quand la température a chuté, habitacle réchauffé par le chauffage, plutôt que de supposer qu'elle tiendra tout l'hiver.

Vingt-quatre aimants de nuance N55 est la configuration magnétique la plus forte de cette sélection, devant les vingt aimants N52 d'un concurrent et les six d'un autre, et les deux chiffres jouent différemment. La nuance mesure l'énergie du néodyme, et l'écart entre N52 et N55 se situe autour de 5 % : il est réel mais modeste. Le nombre d'aimants compte davantage, parce qu'il répartit l'effort sur l'anneau du téléphone au lieu de le concentrer : vingt-quatre points de contact résistent mieux au pelage, qui est le mode de décrochage réel sur une route dégradée.

Le double axe pliable et la base rotative à 360 degrés agissent sur deux degrés de liberté distincts, et c'est leur combinaison qui est utile. L'axe rapproche ou éloigne le téléphone du pare-brise, ce qui permet de le placer à bonne distance du regard sans le coller à la vitre, où il chaufferait au soleil. La base rotative fait pivoter l'écran dans son plan, et c'est elle qui permet de passer du portrait au paysage sans rien démonter : utile parce qu'une navigation se lit mieux en portrait et une vidéo à l'arrêt en paysage. Le pliage à plat, enfin, rend le support moins visible depuis l'extérieur quand la voiture est garée.

Caractéristiques annoncées

Valeurs annoncées pour le Lamicall support téléphone voiture MagSafe à ventouse : charge ventouse (15,5 kg annoncés), fixation (ventouse à vide, surface lisse) et tenue (magnétique, 24 aimants N55), et 2 autres au tableau.

Poids15,5 kg
MatériauCuir

Ventouse à vide : pourquoi elle tient mieux

Une ventouse ordinaire tient par la dépression créée en l'écrasant à la main. La force obtenue dépend donc de la pression exercée, qui varie d'une pose à l'autre et qui n'est jamais mesurable : c'est l'explication de la plupart des décrochages, et de la sensation que le support « tenait mieux au début ».

Une ventouse à vide, comme celle-ci, ajoute un levier qui tire la membrane après la pose. La dépression ne dépend plus de la force de votre main mais de la course du mécanisme, qui est toujours la même. C'est le même principe que les ventouses d'atelier employées pour manipuler des vitres, et c'est nettement plus fiable qu'une ventouse à simple pression.

La note de montage, à lire avant de commander

Lamicall ouvre ses caractéristiques par un avertissement sur le montage, ce qui est inhabituel et mérite attention : la marque précise que son support ne peut être appliqué directement que sur certaines surfaces. Une ventouse, même à vide, exige une surface lisse, non poreuse et sans grain. Le pare-brise convient toujours ; un tableau de bord dépend entièrement de sa finition.

Le test se fait sans rien acheter : passez l'ongle sur la zone visée. Si vous sentez un grain, même léger, l'air passera sous la ventouse et le vide se perdra en quelques heures. C'est pour ce cas que les fabricants fournissent parfois un disque adhésif à coller d'abord, qui offre une surface lisse à la ventouse.

Vingt-quatre aimants N55

Côté magnétique, Lamicall annonce vingt-quatre aimants de nuance N55, soit un cran au-dessus des N52 habituels de ce rayon. Les nuances supérieures offrent une force massique plus élevée, ce qui permet soit de tenir plus fort, soit de tenir autant avec des aimants plus petits.

Comme pour tout support magnétique, cette force suppose un téléphone compatible MagSafe ou un anneau adhésif, et elle chute si une coque épaisse s'interpose.

Deux axes, et la question du champ de vision

Le bras se plie sur deux axes et la base tourne, ce qui donne beaucoup de latitude pour placer l'écran. Cette latitude a une contrepartie qu'il faut garder en tête : plus le bras se déploie, plus le téléphone s'éloigne de son point d'ancrage, et plus il vibre sur une route dégradée. Un bras replié tient toujours mieux qu'un bras tendu.

Conseils d'achat

  • Le maintien annoncé (magnétique, 24 aimants N55) suppose une coque compatible, et c'est ce que les fiches oublient de dire : un téléphone sans MagSafe réclame un anneau métallique autocollant, et une coque épaisse ou renforcée éloigne l'aimant de quelques millimètres, ce qui suffit à diviser la force de maintien.
  • La compatibilité annoncée (MagSafe ou anneau magnétique) mérite une précision : MagSafe désigne l'anneau d'aimants intégré aux iPhone depuis le modèle 12. Sur un Android, ou sur un iPhone plus ancien, il faut coller un anneau métallique au dos de l'appareil ou de sa coque, accessoire vendu à part et parfois incompatible avec la charge sans fil.
  • Outre sa ventouse donnée pour 15,5 kg annoncés, c'est la surface où vous la poserez qui décidera de sa tenue. Mesurez l'endroit où il se posera avant de commander : les trois systèmes de ce rayon ne vont pas sur les mêmes voitures. Un clip de grille d'aération suppose des ailettes horizontales assez rigides, que certaines grilles rondes ou à lamelles fines ne fournissent pas. Une ventouse réclame une surface lisse, pare-brise ou tableau de bord vernis, et tient mal sur un revêtement grainé. Une base adhésive demande un emplacement plat et dégagé, qu'un tableau de bord bombé n'offre pas toujours.

Notre verdict

Le Lamicall support téléphone voiture MagSafe à ventouse pèse sur sa ventouse : sa ventouse donnée pour 15,5 kg annoncés ; ventouse à vide, mise sous dépression par levier. Sa limite est connue et assumée : le vendeur précise que le montage direct n'est possible que sur certaines surfaces, à lire avant d'acheter. Le choix se jouera surtout sur l'endroit où vous voulez le poser et sur la forme de vos ailettes d'aération, pas sur la fiche technique.

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