En bref
- Câble Type 2, Mode 3 : 32 A sur une seule phase, soit 7,4 kW au plus
- 7 m entre la borne et la trappe : de quoi se garer dans les deux sens
- Gaine IP55 avec étanchéité longitudinale, utilisable de -40 à +50 °C
- Une borne triphasée ne lui fera jamais dépasser 7,4 kW
Présentation
Le câble Lapp Mobility ne sert à rien chez soi si la borne a déjà son cordon attaché : il vise les points de charge « à prise », ceux de la voirie, des parkings d'enseigne ou de l'entreprise, où l'on apporte son propre câble. Côté borne comme côté voiture, il se termine par un connecteur Type 2, en Mode 3, c'est-à-dire la charge en courant alternatif pilotée par la borne. Il transporte 32 A sur une seule phase, ce qui donne 7,4 kW.
Ses 7 mètres sont sa vraie raison d'être. Sur une place de voirie, la borne n'est pas toujours du côté de la trappe, et un câble court oblige à se garer en marche avant ou en marche arrière selon l'emplacement, parfois au détriment de la place voisine. Lapp a aussi soigné la gaine : indice IP55 contre la poussière et les projections, et une étanchéité longitudinale qui empêche l'eau entrée par une extrémité de cheminer le long des conducteurs. La plage de fonctionnement annoncée va de -40 à +50 °C.
Pour qui c'est fait
Le profil type est l'automobiliste sans borne privée, ou dont la borne de travail est fournie sans câble, et dont le véhicule charge en monophasé. Avant de le choisir plutôt qu'un modèle triphasé, regardez dans la fiche de votre voiture l'intensité et le nombre de phases que son chargeur embarqué accepte : si elle ne sait charger que sur une phase, un câble triphasé ne lui apportera rien de plus.
Points forts et limites
On aime
- 7 mètres, longueur confortable
- 32 A monophasé, Mode 3
- IP55 et étanchéité longitudinale de la gaine
- Poignée ergonomique
- Compatible avec les véhicules européens
À surveiller
- Limité au monophasé : plafonné à 7,4 kW
- Un câble long est plus lourd et plus encombrant à ranger
Connecteur, puissance et longueur
La puissance d'une charge en courant alternatif se décide à trois endroits, et c'est toujours le plus faible des trois qui l'emporte : la borne, le câble et le chargeur embarqué de la voiture. Le Lapp fixe son propre plafond à 7,4 kW, le maximum d'une phase en 32 A. Branché sur une borne publique de 11 ou 22 kW, il restera à 7,4 kW ; branché sur une voiture dont le chargeur embarqué accepte moins, c'est la voiture qui tranchera.
Ce plafond n'est donc un défaut que pour un véhicule capable de charger en triphasé et qui fréquente des bornes triphasées. Pour une voiture limitée au monophasé, il n'y a rien à gagner à payer un câble plus puissant : le Lapp lui donne déjà tout ce qu'elle peut absorber.
L'IP55 se lit ainsi : protégé contre les poussières et contre les jets d'eau venant de toutes les directions. C'est ce qu'il faut pour une charge sous la pluie ou un câble posé dans une flaque le temps de brancher, pas pour une immersion. L'étanchéité longitudinale complète cet indice sur un point que l'IP ne mesure pas : une gaine entaillée ou un connecteur mal refermé ne laissent pas l'eau remonter à l'intérieur sur toute la longueur.
La longueur a son revers. Sept mètres de câble prévu pour 32 A représentent un rouleau lourd et volumineux, qui prend de la place dans un coffre déjà réduit par la batterie sur certaines voitures. La poignée ergonomique aide au branchement, pas au rangement : un sac dédié évite que le câble traîne en vrac au milieu des bagages.
Le connecteur est la partie qui souffre. Une broche noircie ou déformée signale un contact qui a chauffé, et le câble doit alors être contrôlé avant la charge suivante. Un coup d'œil aux broches et à la gaine après l'hiver, période où le câble passe du froid extérieur à un coffre chauffé, suffit à le repérer à temps.
Deux habitudes allongent sa vie : ne pas laisser le câble au sol entre deux charges, où il se fait écraser et salir, et l'enrouler en boucles larges, sans serrer, surtout lorsqu'il sort d'une charge longue à pleine intensité.
Caractéristiques annoncées
Chiffres donnés par le vendeur pour ce câble Lapp : 7,4 kW en 32 A monophasé, 7 m de longueur et un indice IP55. Une variante triphasée ou d'une autre longueur change ces valeurs ; la référence exacte se contrôle sur l'offre Amazon au moment de commander.
| Puissance | 7,4 kW |
|---|---|
| Longueur câble | 7 m |
| Intensité | 32 A monophasé |
| Étanchéité | IP55 |
Conseils d'achat
- Regardez d'abord votre voiture : si son chargeur embarqué accepte le triphasé et que vous chargez souvent sur des bornes de 11 ou 22 kW, ce câble monophasé vous bridera à 7,4 kW.
- Mesurez la distance réelle entre la borne que vous fréquentez et votre trappe de charge, en comptant le détour par l'avant ou l'arrière du véhicule : 7 m couvrent la plupart des places, mais pas un stationnement en épi avec la trappe du côté opposé.
- Vérifiez que le connecteur de votre voiture est bien un Type 2, standard des modèles européens récents ; un ancien véhicule à prise Type 1 demande un autre câble.
Notre verdict
Ce Lapp répond à une question simple : comment charger sur une borne qui n'a pas de câble sans se battre avec la place de stationnement. Sa longueur de 7 m et sa gaine protégée de bout en bout sont ses deux arguments concrets. Le monophasé est la condition à accepter : sans importance pour une voiture qui ne charge que sur une phase, il devient un frein pour celle qui sait profiter d'une borne triphasée.
La recharge à domicile, les bornes et les prises renforcées sont comparées dans notre guide Recharge électrique, où le câble Lapp Mobility de 7 m figure parmi les solutions pour la voirie.



