Le classement complet : Le meilleur équipement pour voyager à moto, 10 modèles départagés, avec notre podium et les points à vérifier avant d'acheter.
À shopperNotre sélectionCasques & intercoms
Givi E46 Riviera Black Edition Monolock
46 litres, platine Monolock universelle fournie, deux casques rangés
Lien affilié
Shad SH45, top-case 45 L
45 litres pour deux casques intégraux, 6 kg de charge, platine universelle fournie
Lien affilié
SW-Motech Drybag 80, sacoche étanche 8 L
Sacoche étanche de 8 litres, se roule et se compresse une fois vide
Lien affiliéÀ lire aussi : Nos idées cadeaux auto et moto · Choisir son casque · La bagagerie moto
L'essentiel en bref
- L'intercom est le meilleur cadeau : beaucoup roulent sans, et il ne dépend d'aucune taille.
- L'antivol est le poste le plus sous-investi, et il conditionne souvent l'indemnisation.
- Le casque est à éviter : taille au centimètre et forme de crâne à connaître.
- Un top-case suppose de connaître la marque du support déjà monté.
- Le GPS moto garde trois avantages que le téléphone n'a pas.
Le point de départ : il a déjà l'essentiel
Un motard qui roule régulièrement possède un casque, un blouson, des gants et des bottes. Ce ne sont pas des accessoires pour lui mais son équipement de travail, choisi après essai, parfois après plusieurs tentatives. Lui en offrir un de plus revient à parier contre son propre choix, avec une contrainte de taille en prime.
Ce qui manque se situe ailleurs, dans trois zones précises. Le confort de la pratique d'abord : communiquer, se guider, écouter. La protection du matériel ensuite, c'est-à-dire l'antivol, poste sur lequel presque tout le monde sous-investit. Le transport enfin : la plupart des motos sortent d'usine sans aucune solution de bagagerie, et beaucoup de motards roulent des années avec un sac à dos qui fatigue les épaules et déséquilibre en virage.
Une quatrième zone existe, plus discrète : le matériel saisonnier. Un motard qui roule toute l'année a rarement l'équipement de pluie ou de froid à la hauteur, parce que c'est ce qu'on remet toujours à l'achat suivant. Nos articles sur la manière de rouler sous la pluie et sur ce que le froid change donnent la mesure de ce que cela représente.
L'intercom, le cadeau qui change le plus la pratique

C'est la recommandation principale de cet article. L'intercom transforme un trajet solitaire en conversation, permet le guidage vocal sans lâcher la route des yeux, et rend les sorties à plusieurs infiniment plus agréables. Beaucoup de motards n'en ont pas, ou disposent d'un modèle ancien acheté il y a plusieurs années.
Deux technologies coexistent. Le Bluetooth classique appaire les appareils en chaîne : si un motard s'éloigne ou coupe, la liaison se rompt pour ceux qui étaient derrière lui. Le réseau maillé, plus récent, reconstitue automatiquement les liaisons entre les appareils encore à portée, ce qui tient bien mieux à plusieurs et sur des groupes mouvants. Les modèles courants annoncent de 13 h à 20 h d'autonomie en conversation et des portées utiles de l'ordre de 1 km en terrain dégagé, pour des groupes qui montent jusqu'à 31 motos sur le Cardo Packtalk Edge. Cette portée chute fortement en ville ou en virages.
Trois points de vigilance avant d'acheter. La compatibilité avec le casque d'abord, la plupart des systèmes se montant sur la quasi-totalité des casques mais avec des kits de fixation différents selon qu'il s'agit d'un intégral, d'un modulable ou d'un jet. La marque ensuite : deux intercoms de fabricants différents communiquent souvent moins bien entre eux qu'au sein d'une même gamme, donc mieux vaut rester sur ce que possèdent déjà ses compagnons de route. La qualité du micro enfin, déterminante au-delà de 100 km/h, où le bruit aérodynamique dépasse couramment 95 dB sous le casque. Notre comparatif Cardo Packtalk Edge et Sena 50S tranche entre les deux références, et notre article sur le fait de rouler en groupe explique ce que l'intercom change dans cette situation.
L'antivol, le poste que tout le monde néglige

C'est le deuxième grand manque, et il a une conséquence financière directe. La plupart des contrats d'assurance conditionnent l'indemnisation en cas de vol à l'usage d'un antivol homologué, et beaucoup de motards l'ignorent ou s'en accommodent avec un modèle acheté à la va-vite. Offrir un antivol sérieux, c'est donc offrir une protection réelle et une couverture qui tient.
Trois critères comptent. La section des maillons d'abord, une chaîne de 12 mm à 14 mm offrant une résistance sans commune mesure avec les modèles fins. La longueur utile ensuite, qui doit permettre d'englober le cadre ou la roue et un point fixe : une chaîne de 120 cm à 150 cm couvre la plupart des situations, au prix d'un poids de 4 kg à 6 kg qui explique pourquoi beaucoup préfèrent la laisser au garage. La certification enfin, celle reconnue par les assureurs français, qui figure sur le produit.
Un antivol lourd n'étant pas transportable au quotidien, la bonne approche consiste souvent à prévoir deux niveaux : une chaîne robuste pour le stationnement de nuit à domicile, et un bloque-disque avec alarme, bien plus léger, pour les arrêts de journée. Notre guide de la bagagerie et de la sécurité moto détaille les deux familles.
La bagagerie, le manque le plus visible

La plupart des motos sont livrées sans aucune solution de transport. Le motard roule donc avec un sac à dos, ce qui reporte tout le poids sur les épaules et les lombaires, déséquilibre légèrement en virage, et devient franchement pénible au-delà d'une heure de route.
Un top-case règle le problème, avec des volumes courants de 30 L à 46 L pour un poids à vide de 4 kg à 6 kg, le seuil des 46 L correspondant à la possibilité d'y loger deux casques intégraux. La contrainte est connue : il faut le support correspondant, et les systèmes de fixation ne sont pas interchangeables d'un fabricant à l'autre. Il faut donc connaître la marque du support déjà monté sur la machine, ou prévoir la platine spécifique au modèle de moto si rien n'est installé.
Les sacoches souples constituent l'alternative sans contrainte de compatibilité : elles se sanglent sur la selle ou le réservoir, s'adaptent à presque toutes les machines, et se retirent en quelques secondes. Elles offrent moins de volume et ne ferment pas à clé, mais elles ne demandent aucune vérification préalable, ce qui en fait un cadeau plus sûr quand l'information manque.
Le GPS moto, malgré le téléphone

La question revient systématiquement : à quoi bon, puisque tout le monde a un téléphone. Trois raisons concrètes, qui ne relèvent pas du confort mais de l'usage réel.
La lisibilité d'abord : un écran de GPS moto, généralement de 5 à 6 pouces, est conçu pour rester lisible en plein soleil, là où un téléphone se voile, et il s'utilise avec des gants, ce qu'un écran capacitif classique ne permet pas. La résistance ensuite : ces appareils sont conçus pour la pluie et surtout pour les vibrations du guidon, qui endommagent durablement les modules optiques des téléphones fixés dessus, dommage que les fabricants de téléphones ne couvrent pas. L'autonomie enfin : le guidage, l'écran allumé et l'intercom vident une batterie de téléphone en quelques heures, précisément le jour où l'on en a le plus besoin.
Une caméra embarquée constitue la variante loisir de cette famille, pour ceux qui filment leurs sorties. Notre guide du GPS et de la caméra moto compare les modèles et les modes de fixation.
L'équipement saisonnier

C'est la zone la plus négligée par les motards eux-mêmes, donc une bonne piste pour celui qui offre. Un motard qui roule toute l'année affronte la pluie et le froid avec un équipement souvent inadapté, parce qu'il a mis son budget dans le blouson principal.
Trois objets font une différence immédiate : un sur-ensemble de pluie, des gants d'hiver réellement étanches, utiles dès que la température passe sous 8 °C, et des poignées ou un plastron chauffants. Le point commun de ces articles est qu'ils se rangent sous la selle et servent une dizaine de fois par saison, parfois 20 fois pour qui roule toute l'année, ce qui suffit à justifier leur présence. Attention cependant : gants et vêtements dépendent d'une taille, ce qui les fait basculer dans la catégorie des cadeaux à information préalable, traitée dans notre article sur la question de la taille.
Ce qu'il ne faut pas offrir
Le casque arrive en tête des mauvaises idées, pour deux raisons cumulées. La taille d'abord, qui se mesure au tour de tête et change tous les 2 cm environ sur la plupart des gammes, de 53 cm à 64 cm. La forme du crâne ensuite, ovale long ou rond selon les personnes : deux casques de même taille peuvent être confortables pour l'un et douloureux pour l'autre après une heure de route. Ajoutez qu'un motard confirmé a déjà le sien, choisi après essai.

Les consommables ensuite, huile, plaquettes, filtres ou chaîne de transmission : ils dépendent de références précises, relèvent de l'entretien et ne font pas un cadeau. Enfin, tout ce qui touche à la performance du moteur sort du cadre de ce site comme de celui du bon sens : ces modifications engagent l'homologation du véhicule et l'assurance.
Récapitulatif
Partez du principe qu'un motard confirmé possède déjà son équipement de protection, et cherchez dans les quatre zones où il manque quelque chose. L'intercom en premier, parce qu'il change la pratique et ne dépend d'aucune taille. L'antivol ensuite, parce que c'est le poste le plus sous-investi et qu'il conditionne souvent l'indemnisation en cas de vol. La bagagerie en troisième, en vérifiant la marque du support ou en optant pour des sacoches souples si l'information manque. L'équipement saisonnier enfin, à condition de connaître une taille.
Écartez le casque, sauf à disposer du tour de tête et à connaître la forme de crâne, et laissez les consommables au garagiste. Notre guide cadeau auto et moto replace ces choix dans l'ensemble du catalogue, et notre article sur le premier équipement couvre le cas inverse, celui du motard qui débute et n'a encore rien.
Questions fréquentes
Quel est le meilleur cadeau pour un motard ?
L'intercom, dans la très grande majorité des cas. Beaucoup de motards roulent encore sans, ou avec un modèle ancien, alors que c'est l'accessoire qui change le plus la pratique : communication avec le passager ou le groupe, guidage vocal, téléphone. Il ne dépend d'aucune taille corporelle et s'adapte à la quasi-totalité des casques du marché, ce qui en fait un cadeau sans risque.
Faut-il offrir un casque à un motard ?
C'est le cadeau le plus risqué. Un motard confirmé a déjà un casque qu'il a choisi et essayé, et la taille seule ne suffit pas : la forme du crâne, ovale long ou rond, conditionne le confort après une heure de route. Sans compter que le tour de tête doit être connu au centimètre. Si l'idée vous tient, vérifiez surtout que le vendeur accepte un échange sans difficulté.
Quel antivol offrir pour une moto ?
Une chaîne à maillons de forte section avec un cadenas de bonne facture, de préférence portant une certification reconnue par les assureurs. C'est un poste sur lequel les motards sous-investissent massivement, alors que la plupart des contrats conditionnent l'indemnisation en cas de vol à l'usage d'un antivol homologué. Vérifiez la longueur utile : il faut pouvoir englober le cadre et un point fixe.
Un GPS moto a-t-il encore un intérêt face au téléphone ?
Oui, pour trois raisons qu'un téléphone ne couvre pas. L'écran reste lisible en plein soleil et utilisable avec des gants, l'appareil est conçu pour résister à la pluie et aux vibrations qui détruisent les optiques de téléphone à la longue, et l'autonomie ne dépend pas de la batterie du téléphone, déjà sollicitée par le guidage et l'intercom.
Peut-on offrir un top-case sans rien savoir ?
Non, il faut connaître la marque du support déjà monté sur la machine : les systèmes de fixation ne sont pas interchangeables d'un fabricant à l'autre. Si aucun support n'est installé, il faut en plus une platine spécifique au modèle de moto. C'est un excellent cadeau une fois cette information obtenue, mais ce n'est pas un achat à faire en aveugle.